Description
Troisième volume de la série POÈTES AMOUREUX.
(Volume 1: Troubadours et Trouvères - Volume 2: XIVe, XVe, XVIe siècles)
En vous rendant sur le site de
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l'auteure, vous pourrez visionner un aperçu explicite du contenu et vérifier si ce livre correspond à vos goûts (choix de poèmes, mise en page, illustrations...).
Avec son vingt et unième ouvrage, Anny MARTINE-B. nous entraîne dans les méandres de la poétique amoureuse qui fit vibrer les coeurs et chuchoter les âmes de la Renaissance au Siècle des Lumières.
L'enthousiasme avec lequel elle conçoit chacun de ses livres lui permet de nous présenter à nouveau un florilège ébouriffant de poèmes les plus divers, éclairés par une approche biographique des poètes et poétesses, certains illustres, d'autres à découvrir: MAGNY, d'AUBIGNÉ, CORNEILLE, ROUSSEAU, CHÉNIER, Catherine DES ROCHES, Madeleine de L'AUBÉPINE...
Le tout accompagné de notes didactiques et agrémenté d'une pertinente iconographie (noir & blanc).
Pas plus que les deux premiers volumes de cette série, celui-ci NE SE VEUT ÉTUDE OU ESSAI: il s'agit, en quelque sorte, d'une ballade, sentimentale et romantique, permettant, nous dit l'auteure, d'approcher diverses sensibilités, divers styles, divers rythmes, diverses gammes de vocabulaire, divers états d'âme... .
LE MOT DE L'AUTEUR:
Voici venue la troisième étape de notre voyage au pays de l'archerot Cupidon.
Tension émotionnelle et douloureuse quête du bonheur, ou fièvre mignardelette... emportements jaloux, ou humour libérateur... laissons-nous, une nouvelle fois, séduire. Nous allons ici découvrir les univers multiples de personnalités flamboyantes des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles: poètes qui s'embrasent, poétesses qui dévoilent leur coeur, leur force, leur talent.
Mais dites-moi Larmelettes,
Larmelettes tendrelettes,
Larmelettes qui coulez
Et gentiment emperlez,
De vos ondes cristallines,
Les tant belles joues rosines
-
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer
-
Ce n'est pas d'aujourd'hui que je suis ta conquête,
Huit lustres ont suivi le jour que tu me pris,
Et j'ai fidèlement aimé ta belle tête
Sous des cheveux châtains et sous des cheveux gris.
-
Si je suis maigre, jaune, et tout défiguré,
Triste, pensif, rêveur, sourd, muet, et sauvage,
Que sert m'importuner avec tant de langage,
Enquérant de quel mal je me sens martyré ?
-
Mais, ô dieux ! que de mignardises,
Que de mignardes gaillardises,
Que de Grâces, que d'Amoureaux,
Volaient comme petit oiseaux
-
Ô nuits, non nuits mais journalière peine,
Ô jours, non jours mais ténébreuses nuits
-
Ois les bruyants ruisselets
Qui, clair-coulant, trépignotent,
Ois les chantres oiselets
Qui doucettement gringotent.
-
C'était assez, crois-m'en, c'était assez,
Et ne fallait plus, Pasquier, de trompette
Pour trompéter les plaisirs d'amourette,
-
Ma folâtre, ma rebelle,
Mon désir, ma pastourelle,
Je baiserais mille coups
Ton front, tes yeux et ta bouche
-
Comme un qui s'est perdu dans la forêt profonde,
Loin de chemin, d'orée, et d'adresse, et de gens,
Comme un qui en la mer grosse d'horribles vents
Se voit presque englouti des grands-vagues de l'onde
-
Il faut à mes fureurs quelque amante insensée,
Qui, mourant chacun jour, me livre cent trépas
-
Clair soleil de mes yeux, si je n'ai ta lumière,
Une aveugle nuée ennuitte ma paupière
Et une pluie de pleurs découle de mes yeux.
-
De grâce, ma Nymphelotte,
De grâce, Nymphe bellotte,
Viens-t'en me baiser afin
Que mon ardeur prenne fin.
-
J'ai trop longtemps rêvé dessus ce beau visage
Pour ne confe
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