Rousseau, Nathan
Description
Lorsque l’été commence, Alex, dix-sept ans, parisien en décalage avec lui-même, est envoyé contre son gré dans le village alpin de ses grands-parents.
...
Il s’attend à l’ennui, mais retrouve Axelle, une amie d’enfance métamorphosée : aujourd’hui étudiante en école d’art à l’étranger, libre, affirmée, solaire. Elle devient rapidement une figure d’admiration, presque mythologique, pour ce garçon encore flou, qui peine à cerner les contours de son identité, de son genre, de ses désirs.
Au fil des balades en forêt, des silences partagés et des dessins griffonnés à l’ombre des arbres, Alex et Axelle reforment un lien intense jusqu’à ce qu’un troisième personnage apparaisse : Raphaël, un garçon de la vallée, un an plus âgé, charismatique et abîmé par le poids des attentes familiales. Destiné à reprendre l’exploitation agricole de ses parents, il rêve pourtant d’art et de fuite. Une tension triangulaire s’installe entre les trois adolescents, pleine d’ambiguïtés, de non-dits, de regards et de jalousies muettes.
Peu à peu, Alex se perd dans le trouble. Il ne sait plus s’il veut être comme Axelle ou être avec elle ; s’il veut avoir Raphaël ou l’incarner. Entre fascination et désir, quête de soi et pression sociale, il traverse une série de premières fois dans un crescendo émotionnel et charnel.
Mais un drame vient bouleverser l’équilibre fragile de cet été. Le roman s’ouvre sur une salle d’interrogatoire: Alex est accusé d’homicide. Entre souvenirs brumeux, culpabilité latente et vérités à demi ensevelies, le lecteur plonge dans les méandres d’une mémoire fissurée.
Ce roman est un drame sensoriel et introspectif sur l’adolescence, les injonctions à l’héritage, et la frontière trouble entre le désir charnel et le désir d’incarner. Il explore les thèmes de l’identité sexuelle, du genre, de l’émancipation sociale et de la perte.
Read more