LOUIS JOSEPH. JANVIER
Description
Les premiers sont patelins, gentils, charmants. Ils nous arrivent de tous les coins du globe ou sont renégats d'Haïti. À qui se donne la peine de les
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entendre, ils promettent monts et merveilles. L'un demande la Gonâve; l'autre a des vues sur la Tortue; celui-ci voudrait qu'on lui laissât en toute propriété le sous-sol haïtien; celui-là rêve de couvrir le pays d'usines à sucre, de chemins de fer, de digues, de canaux, de télégraphes, d'aqueducs, de ponts et de phares. </p></p>Tous, pourtant, sont gueux comme des rats d'église.</p></p> Dans leurs lettres privées ou bien encore lorsqu'ils sont entre eux, ils nous appellent un peuple de singes, soutiennent que nous ne sommes capables de rien par nous-mêmes et qu'il faut mettre l'étranger à la tête du pays. Tel pousse l'impertinence jusqu'à offrir ses bons offices pour servir d'intermédiaire à l'effet de placer Haïti sous un protectorat étranger.</p>
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